Un week-end dans le Nord , au Coeur d’Ostrevent

Par Chloé
Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

[Cet article sur le Coeur d’Ostrevent fait suite à une collaboration avec l’Office de Tourisme du Coeur d’Ostrevent. Je les remercie pour leur organisation et pour cette invitation qui n’entache en rien ma liberté éditoriale.]

Il y a quelques semaines, j’ai été invitée à découvrir un petit territoire situé entre Douai et Valenciennes, dans le Nord, que j’avais déjà traversé puisque ma tante y habite, mais dans lequel je ne m’étais jamais spécifiquement arrêtée. J’en ignorais même le nom, très poétique, de Coeur d’Ostrevent  . Le salon des blogueurs voyage de Lille a été l’occasion de faire la rencontre de Marie, et d’organiser un petit week-end sur place pour mieux le découvrir. Le Cœur d’Ostrevent avait pourtant tout pour me plaire avec son riche patrimoine minier, culturel, et naturel. ♡ Nous y avons passé deux jours au début des vacances, et avons plus qu’apprécié cette petite mise au vert en guise d’avant-goût… Le territoire du cœur d’Ostrevent , a su nous surprendre et nous conquérir . Nature et discret, sans chichis, il a tout à offrir, et notamment une parenthèse simple, sans promesses, mais  enchantée…

J’ai particulièrement aimé l’ensemble des activités qui nous ont été proposées, diversifiées et élaborées en fonction de nos envies. Celles-ci ne correspondront peut-être pas tout à fait aux vôtres, mais vous donneront un petit panel de visites à mener dans un territoire accueillant, gourmand, et, qui l’eût cru, fort dépaysant ! Une fois de plus, ma région a réussi à me surprendre, mais ai-je encore besoin de le préciser ? Les Hauts–de–France ont tant à partager , et le cœur d’Ostrevent vaut clairement la peine d’être arpenté, je vous le promets. ♡

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche

 

site internet

 

On entend bien souvent parler du patrimoine minier du Nord-Pas-de-Calais, mais bien plus rarement du patrimoine verrier. Celui-ci fait pourtant également partie intégrante de la région et du cœur d’Ostrevent. Le centre de mémoire de la verrerie d’en haut, à Aniche, propose au public de découvrir sur un site toujours en activité (la verrerie appartient désormais à la multinationale de Saint-Gobain), ce pan de l’industrie de notre région. Aujourd’hui encore, 600 tonnes de verre sont produites par jour (pour l’automobile, le bâtiment…) et les fours tournent 24 heures sur 24.

Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent

 

Le musée a pour vocation de conserver et présenter l’histoire de la verrerie d’Aniche, née en 1823 dans les usines Drion puis rachetée par Saint-Gobain il y a quelques années. Ce centre est l’œuvre d’une vingtaine de passionnés, de bénévoles, qui consacrent leur temps libre à son entretien et son développement. Tous apportent leurs connaissances, leurs compétences, se complètent. L’un réalise des maquettes, l’autre des mannequins, un troisième, les costumes, tandis qu’un autre se charge des décors… 12 ans de travail ont été nécessaires pour collecter un nombre incommensurable de pièces et objets provenant de la France entière, répartis aujourd’hui sur 1500 m² et deux niveaux. Une petite pépite méconnue, et une belle aventure humaine !

Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent

 

L’ensemble est vaste, diversifié et permet de traverser deux siècles d’histoire industrielle . Il est impressionnant d’étudier les premiers ouvriers à l’œuvre, sans autre aide que celle de leur bouche ou de leurs propres mains. La mécanisation a révolutionné l’industrie du verre, mais pas forcément simplifié ses méthodes de conception. L’industrie verrière est en effet bien plus complexe qu’il n’y paraît avec ses différents types de verre (soufflé, étiré, flotté, coulé, trempé…), et les étapes inhérentes à sa fabrication. La visite, orchestrée par des bénévoles également, est très intéressante et amène donc à en apprendre un peu plus à ce sujet… elle nous a également fait prendre conscience de l’omniprésence du verre dans notre quotidien . La nôtre a duré près de 2h30, c’est peut-être un peu trop long: j’ai tant appris que je dois avouer que j’avais un peu la tête lourde à la fin de celle-ci !

249, Boulevard Drion, Aniche

Visite du centre de mémoire de la verrerie d’en Haut à Aniche, Coeur d'Ostrevent

 

Déjeuner en plein cœur de la forêt de Marchiennes : le restaurant La croix ou pile

 

Après cette première matinée bien chargée, nous avons pris la direction de la forêt de Marchiennes et nous sommes enfoncés vers Beuvry-la-Forêt, pour un déjeuner haut en couleurs et en saveurs ! Marie nous avait bien vendu le restaurant La croix ou pile, à raison ! Le lieu possède toutes les qualités : un cadre unique, apaisant, et magnifique ; une décoration soignée avec différents espaces proposés (nous déjeunions avec vue sur la forêt, que demander de plus ?), une cuisine goûteuse, de saison, et généreuse, des tarifs abordables et un personnel agréable. Le service nous a paru un peu long mais je crois que le lieu est victime de son succès puisque toutes les tables étaient occupées… ce qui est généralement assez rare dans un lieu isolé, un midi en pleine semaine. C’est vous dire à quel point l’adresse est convoitée.

À noter : pensez à réserver !

De plus, le lieu est le point de départ d’une randonnée dont je vous parle juste après !

 

 Rue du Ghien, 59310 Beuvry-la-Forêt

 

Déjeuner à La Croix ou Pile, Forêt de Marchiennes Déjeuner à La Croix ou Pile, Forêt de Marchiennes

 

Les randonnées du Cœur d’Ostrevent

 

Marie nous avait laissé pas mal de documentation sur les différentes randonnées à mener dans le Cœur d’Ostrevent, et une quinzaine de parcours. Autant vous dire que le choix n’a pas été facile ! Nous avons posé tout cela à plat lors de notre déjeuner à La croix ou pile, hésitant notamment le circuit des sources, le circuit de la Chapelle du Marais (qui traverse notamment le marais d’Auberchicourt, le marais de Bouchain, le marais du Hainaut…) ; le circuit du Marais des Vaches… oui, les marais nous faisaient de l’œil ce jour-là, ce qui n’était pas forcément une bonne idée… comme nous avons pu le constater quelques heures plus tard.^^

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

Pour le coup, l’ensemble des randonnées du Coeur d’Ostrevent est accessible à tous : les sentiers sont balisés, bien délimités, et surtout, sans dénivelé.  Nous avons finalement porté notre premier choix sur le circuit de Croix-ou-Pile, au départ du restaurant éponyme. Ce dernier traverse la forêt de Marchiennes et débouche sur une petite mare…(un élément paysager et écologique caractéristique de ce massif, puisque 350 mares sont disséminées dans la forêt !) La forêt de Marchiennes est une petite jeunette, puisqu’elle a dû être entièrement replantée à la fin de la première guerre mondiale. Les espèces actuelles ont donc tout le même âge, et se regroupent un ensemble dense et ombragé, appréciable lors de chaudes journées d’été. Je parle en connaissance de cause ! Nous avons croisé moult chênes ou charmes, mais également, de manière plus surprenante, des pins (plutôt rares par chez nous) et d’immenses fougères, qui nous ont ravi ! La petite balade d’une heure 15 permet donc d’appréhender la flore locale et offre ainsi différents types de paysages à ses promeneurs.

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennesbalade en vélo électrique sur le terril des argales, Rieulay, Coeur d'Ostrevent Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

Je vous avoue qu’Aymeric a moins apprécié la deuxième partie du circuit, aux alentours de la mare, truffée de moustiques et petites bestioles en tout genre ! La journée était chaude et humide, propice à ces derniers ! Ceci aurait peut-être dû nous mettre la puce à l’oreille concernant notre deuxième randonnée de 4 km : le circuit de la tourbière, à Vred. Qui dit tourbière dit débris végétaux, eaux stagnantes et dit multitude d’insectes… Autant vous dire que nous avons suivi le circuit à vitesse grand V, sans pour autant réchapper à une dizaine de piqûres chacun sur les jambes !^^ J’ai donc pris peu de photos de l’endroit, répondant à la tactique d’Aymeric : « ne t’immobilise surtout pas ! »  J’ai tout de même apprécié cette balade verdoyante le long de la Scarpe dans un premier temps, avant de bifurquer au cœur des bois et des roselières.

Ces deux petites randonnées -parmi tant d’autres-nous ont permis d’apprécier en partie la diversité de la flore et de la faune du cœur d’Ostrevent, et son patrimoine naturel. Du 13e au XVIIIe siècle, la tourbe a en effet servi de combustible aux habitants de la région avant d’être supplantée par le charbon… dont je vous parle un peu plus bas ! Vred est l’une des trois dernières tourbières alcalines actives de la région, et s’inscrit au cœur du parc naturel régional Scarpe – Escaut. On y dénombre plus de 250 espèces végétales, une centaine d’espèces d’oiseaux, ou 170 espèces de champignons !

À noter : au cas où, n’oubliez pas votre spray anti-moustiques !

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

 

Où dormir dans le cœur d’Ostrevent : une nuit en roulotte

 

Aymeric et les logements insolites, ce n’est pas encore ça. Je crois qu’il est encore traumatisé par sa première expérience dans les arbres : il avait été malade et vomi dans nos toilettes sèches toute la nuit ! Pourtant, depuis, nos expériences ont été plutôt concluantes et il semble en avoir gardé de jolis souvenirs. Selon lui, cependant, rien ne vaut le confort d’un hôtel ! Je ne trouve pourtant pas les logements insolites spécialement inconfortables, mais il est vrai que ces derniers sont généralement plus étroits qu’une chambre classique, et séparés des sanitaires. (En même temps, c’est un peu le jeu ! Il est fan de Koh Lanta… Vous parlez d’un aventurier… haha). Je pense, où j’ose espérer,  que notre nuit dans le cœur d’Ostrevent l’a définitivement réconcilié avec ce type de logements un peu plus hors du temps !

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

Nous avons en effet pu tester, en avant-première, avant même son ouverture officielle, un tout nouvel hébergement : la Roul’Hôte ! Le nom est très mignon, le logement l’est tout autant ! J’ai eu un énorme coup de cœur pour cette roulotte dessinée, imaginée et décorée avec amour par sa propriétaire, Madame Hennebert. Cette dernière a conçu, sur mesure et à son image, le logement qu’elle rêvait d’ouvrir au cœur de son gîte. Tout y est : l’espace, le confort ; des rangements , une petite table pour travailler , et une petite cuisine équipée pour les personnes qui désireraient passer plus d’une nuit ici ; ainsi qu’ une petite salle de bains isolée des autres pièces mais dans la roulotte-même !

Contact: 06 63 81 48 25 – A Bruille-lez-Marchienne

 

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

La literie est de qualité , la décoration charmante et soignée… Le petit déjeuner, fait maison et copieux, l’est tout autant ! Viennoiseries, yaourts et confitures maison, petites crêpes… nous avons vécu un moment parfait ! Seul petit bémol : le coq du voisin était très en forme ce matin-là … (mais après trois semaines à Bali, je trouve que nous plaignons d’aise, haha !)

Le lieu est juste idéal pour un petit week-end déconnecté et en amoureux !

À noter : un spa ouvrira également prochainement dans le gîte

 

Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes Nuit en roulotte, Bruille-lez-Marchiennes

 

Un dîner à l’Auberge des Maraîchons, Ecaillon

 

Nous avons dîné et particulièrement apprécié l’Auberge des maraîchons. Le lieu est chaleureux et sympathique, le personnel aux petits soins, et la cuisine, élaborée à base de produits frais et de saison, excellente ! Nos papilles s’en souviennent encore. Une belle surprise, que nous recommandons vivement !

 

(Photo à venir, j’attends qu’Aymeric la retrouve dans ses dossiers^^)

 

2 Place du 8 Mai 1945, 59176 Ecaillon

 

Le patrimoine minier : visiter le centre historique minier de Lewarde

 

J’avais déjà visité le centre historique minier de Lewarde, une institution dans le Nord, il y a quelques années, avec l’une de mes classes en sortie scolaire. À l’époque déjà, j’avais trouvé le centre très intéressant, ludique, et interactif. Cette deuxième visite n’a fait que confirmer mon avis.

On associe bien souvent le Nord-Pas-de-Calais à son bassin minier, ce qui n’est pas étonnant, puisque celui-ci recouvre environ 1/12 de sa superficie totale. Avec ses 8000 m² de bâtiments sur un site de 8 ha, le centre minier de Lewarde, implanté sur l’emprise de la fosse Delloye, et ouvert au public en 1984, constitue aujourd’hui le plus important musée de la mine en France.

Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent

 

Le lieu est immense et je pense qu’on pourrait passer la journée entière à l’arpenter pour découvrir plus en détail ces différents espaces. La visite se décompose en plusieurs temps : la balade au cœur de l’exposition permanente, la descente dans la mine avec un guide, et, en option, la rencontre avec un mineur.

Nous ne nous sommes pas attardés sur la première partie, que j’avais finalement exploré en détail avec ma classe, et qui permet d’appréhender la formation du charbon, le métier de mineur, L’histoire de l’industrie minière et son impact sur le quotidien des habitants de la région  à travers différents documents d’archives, objets, et diverses reconstitutions.

Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent

 

J’ai personnellement une préférence pour la descente au cœur de la mine, beaucoup plus vivante et immersive. En suivant le trajet des mineurs, de la salle dite des pendus (puisque les vêtements des mineurs y sont « pendus », sur un crochet, au plafond ) aux entrailles de la terre, en passant par la lampisterie pour s’équiper d’un petit casque (et normalement de lampes torches), ou le bruyant ascenseur ; nous avons pu appréhender les conditions de travail difficiles et parfois dangereuses… que dis-je, très souvent dangereuses, des mineurs. Entre la chaleur, leurs vêtements inadaptés (les premiers mineurs étaient chaussés de vêtements fins et d’espadrilles), leur exposition au vacarme et à la poussière, les risques d’éboulement, les risques d’explosion avec le grisou…

Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent

 

La tâche des mineurs était, pour moi, inhumaine et cauchemardesque. On compare souvent la vie des mineurs à celle des personnages de Germinal, sans forcément prendre conscience que dans ce cas précis, les mots couchés par Emile Zola retranscrivent une triste réalité. Au-delà de la romance, chaque jour, durant des décennies, enfants et adultes ont risqué leur vie et porté atteinte à leur santé (maladies pulmonaires, surdité…) . Si les années ont vu évoluer le métier,et les techniques, elles n’ont jamais pu venir à bout de tous les problèmes suscités par la mine. Par exemple, l’introduction d’outils tels que le marteau-piqueur a certes permis d’alléger la tâche des mineurs… tout en exacerbant le bruit des profondeurs.  Lors de la visite, les guides mettent en marche certaines machines pour nous faire prendre conscience du bruit assourdissant qui régnait alors ! La catastrophe de Courrières en 1906 a quant à elle permis de mettre en place des techniques plus ou moins efficaces pour contrer les explosions et incendies… rien de bien miraculeux ! La visite permet de relativiser. Je me sens bien chanceuse de ne pas avoir vécu à cette époque… quoi que… on oublie souvent que les dernières descentes ont eu lieu il y a une trentaine d’années à peine.

Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent

 

Au moyen d’une belle mise en scène et de chouettes reconstitutions, la visite est très ludique. On ne voit pas l’heure passer, et si vous avez des enfants, je peux vous assurer qu’ils adoreront cette dernière ! (Parole de maîtresse)

Comme je l’ai évoqué plus haut, différentes rencontres avec des mineurs sont proposées au sein du centre minier de Lewarde, sur différentes thématiques. La nôtre portait sur les dangers de la mine, sujet qui m’intéresse particulièrement. Ces échanges avec d’anciens mineurs sont enrichissants et complètent habilement la visite, permettant une nouvelle immersion au cœur de la mine au travers leurs témoignages émouvants… Le fait d’être en petit comité permet de poser toutes les questions qui nous tracassent encore…

 

À noter :

Nous avons déjeuné au Briquet, le restaurant implanté dans le centre, qui propose des spécialités régionales à prix très abordables. J’ai comme d’habitude commandé une carbonnade flamande et me suis régalée !

 

Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent Centre Minier de Lewarde, Coeur d'Ostrevent

 

 

Le patrimoine minier : balade à vélo au cœur des terrils et des cités minières

 

Après être montés sur le terril le plus haut d’Europe (à Loos en Gohelle) il y a quelques semaines, nous avons cette fois-ci foulé le terril le plus vaste d’Europe : le terril des Argales à Rieulay.

balade en vélo électrique sur le terril des argales, Rieulay, Coeur d'Ostrevent

 

Cette balade à vélo électrique sur les hauteurs du terril a peut-être été le moment que j’ai préféré lors de ce week-end. D’une part, c’était ma première fois en vélo électrique, que j’ai donc testé et adopté ; d’autre part, le lieu est tout bonnement magique avec sa végétation atypique, sa vue à 360° sur l’horizon, ses couleurs chatoyantes, et la quiétude qui s’en dégage. Un poumon vert, une bulle d’oxygène, colonisée par un étang, une faune conséquente, et des centaines de bouleaux. Un sacré contraste avec l’histoire première du lieu. Pour rappel, les terrils sont constitués de déchets miniers empilés les uns sur les autres. La plupart ont une forme pyramidale, mais le terril des Argales, installé sur des prairies et tourbières de la vallée de la Scarpe, s’est enfoncé dans le sol, de par son poids impressionnant… ce qui lui vaut son apparence particulière. Le site a aujourd’hui été reconverti en espace naturel, et il est agréable de s’y promener, à pied ou en vélo. Comme tout terril, même peu élevé, il comporte quelques montées, vite bravées avec le moteur des vélos électriques dont nous étions équipés ! (Voir réservation avec l’office de tourisme du Coeur d’Ostrevent).

 

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Nous avons poursuivi la promenade au cœur de la cité minière de Pecquencourt, où sera très prochainement implanté l’office de tourisme du Coeur d’Ostrevent. Pour tout vous dire, j’étais passée à Pecquencourt il y a presque 10 ans (j’avais acheté des livres pour l’école), et j’en gardais, depuis, un souvenir… comment dire… peu mémorable. La petite ville m’avait paru triste, terne, sans intérêt. J’ai été très surprise lors de cette visite et me suis demandé si j’arpentais réellement le même endroit. Les cités minières de Pecquencourt (Lemay et Sainte-Marie) font en effet partie des 1200 sites du Bassin minier inscrits, depuis, à l’Unesco, obtenant ainsi, un petit budget contribuant à leur rénovation. Le chantier a probablement été colossal. Il faut dire que ces dernières étaient d’époque ! J’ai découvert un nouvel espace, beaucoup plus agréable, ouvert, et verdoyant ; que je me suis beaucoup plu  à traverser en vélo, et à cette fois-ci, observer de plus près. Les différentes cités permettent en effet d’appréhender les différents âges architecturaux des corons et maisons minières, et les évolutions connues par celles-ci (place et taille des jardins, décloisonnement des habitations les unes par rapport aux autres…)

Si l’histoire du patrimoine minier de la région des Hauts-de-France vous intéresse, cette visite est pour vous incontournable !

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J’espère que cette petite présentation d’un territoire aussi méconnu qu’intéressant des Hauts-de-France vous aura plu et donné envie de découvrir plus en détail le Cœur d’Ostrevent. En ce qui nous concerne, cette première approche nous a vraiment donné envie de retourner randonner dans la région !

 

 

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6 Commentaires

Charlotte 22 août 2019 - 9 h 54 min

Bjr super reportage pour ma région par contre dans quelle ville se trouve la roulotte? Il me semble que vs ne l’avez pas indiqué… d’avance merci!

Reply
Chloé 4 septembre 2019 - 21 h 27 min

A Bruille-lez-Marchienne, je dois rectifier cela , merci! 🙂

Reply
Camille 3 septembre 2019 - 11 h 03 min

Super article, très complet! Les photos sont magnifiques! 🙂

Reply
Chloé 4 septembre 2019 - 21 h 18 min

Merci Camille :)!

Reply
Michèle 4 septembre 2019 - 9 h 16 min

Reportage alléchant et photos superbes ! Découvert via le fb du centre minier de Lewarde. Chapeau !

Reply
Chloé 4 septembre 2019 - 21 h 18 min

Merci beaucoup Michèle 🙂 A bientôt ici!

Reply

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